Bonjour à tous !
Introduit dans notre salon via une bûche promise au feu, sauvé in extrémis des crocs du chat, et "Paparazzié" avant d'être relâché, ce longicorne capturé au snappy (notre attrape-bestioles) s'est fait avant-hier quelques frayeurs ! Fabuleuse petite créature d'entre les petites créatures du meyersbuhl, je vous présente: rhagium mordax, la raghie mordante ! Brrrrrrr !
Deux taches noires dorsales entre deux bandes jaunâtres est l'une des caractéristiques qui permettent de distinguer cette rhagie des autres espèces très
semblables. Pas de panique : rhagium mordax en vérité ne mord pas !!!
Les larves des rhagies sont sapro-xylophages : elles se nourrissent de bois en fin de vie. Les adultes sont, eux, floricoles : aux fibres, ils préfèrent le pollen et le nectar des fleurs ! Pour conserver au refuge ce fabricant d'humus, pollinisateur à ses heures, pas de panique, Jojo a ce qu'il faut : de vieux arbres sénécents, du sureau, de l'aubépine, du prunellier, etc... !
Dans son cycle vital, pondue sous l'écorce des bois, rhagium mordax passe par 4 stades de développement : oeuf, larve, nymphe et imago.
Petite particularité de l'espèce, qui m'amuse et me sidère, la larve avant de se nymphoser se fabrique comme un anneau de fibres. Ainsi peut-on trouver, en dénudant certaines essences, ce qui ressemble à des ébauches de micro-nid d'oiseau... De l'oeuf à l'imago, en montagne, il faut compter trois ans avant que notre ami fasse ses 1ers pas hors bois. Au meyersbuhl, en laissant nos stères de chauffe sécher sept ans durant, nous offrons à la forêt pas moins de 3 générations de "composteurs". Un sol enrichi faisant la joie des insectes, des vers de terre, des oiseaux, des blaireaux, je vous laisse imaginer la joie qu'ont nos protégés à nous voir ainsi réfléchir, penser, oeuvrer !
💬 Commentaires (0)
🔒 Vous devez être connecté pour commenter
S'inscrire Se connecter
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter !